Un an après « Taciturne », Dinos nous offre son troisième album intitulé « Stamina » qui signifie en latin endurance faisant référence à la vision qu’il a de la vie, la comparant à un sport d’endurance. L’endurance c’est d’ailleurs ce dont il a eu besoin dans sa carrière pour nous offrir aujourd’hui l’album de la maturité.

Avec « Stamina », l’artiste réalise le meilleur démarrage de sa carrière : 23 236 ventes la première semaine. Et ce n’est pas sans raison. « Stamina » est sans doute l’album le plus authentique, le plus vrai. Il est réalisé avec ses tripes, avec son cœur. Dinos a juste voulu faire ce qu’il aime, sans se dire que cet album devait correspondre à des codes dans le but de plaire au plus grand nombre. A la différence d’ « Imany » ou de « Taciturne », ses précédents albums, pour lesquels l’artiste s’était posé énormément de questions, « Stamina » s’est fait en trois mois, résultant d’une remise en question profonde pendant le confinement.

©genuis

Dans cet album, aucune référence US, simplement du Dinos à l’état brut, un peu comme si le personnage méfiant et distant avait brisé le mur qui nous séparait de lui pour nous montrer qui il est vraiment. Ici, il veut aller droit au but, il assume qui il est.

« Stamina » c’est 14 titres poignants, sincères dans lesquels il aborde des sujets qui le touchent, comme dans « 93 mesures » où il parle des violences policières, l’un des sujets marquants de cette année 2020 : « Chaque contrôle de police me rapproche de mon feat avec 2Pac ». Il parle également de son enfance à la Courneuve mais aussi de ses origines Africaines avec « Césaire » en référence à Aimé Césaire, auteur d’origine martiniquaise et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude  (la négritude est un mouvement de pensé panafricaniste). Et contrairement à ses deux derniers albums, Dinos semble moins résigné concernant l’amour, plus heureux et épanoui. On passe d’ « Helsinki » certainement la chanson d’amour la plus triste de tous les temps, faisant presque ressentir les effets d’une rupture à une personne qui n’aurait jamais connu l’amour, à un titre comme « Madone », véritable déclaration. Dans ce titre il nous parle de sa vision actuelle de l’amour, de la maturité qu’il a acquis, il ouvre enfin son cœur comme s’il n’avait plus peur.

Dinos nous surprend avec ses prods aux ambiances éclectiques, on y retrouve de la drill, du dance hall, en passant par des mélodies au piano. C’est un album complet, où on passe dans la danse solo dans son salon, à la remise en question ou encore aux larmes. « Stamina » nous permet surtout de rencontrer Dinos, réellement, pour la première fois.

©skusku.fr

Mais « Stamina » ce n’est pas QUE ça, puisque c’est également un album surprise ! L’artiste qui nous avait parlé d’un unique featuring avec Laylow, à en réalité bien caché son petit jeu, puisqu’il est  question de la présence de nombreux artistes de talents sur ce projet. Le première surprise et pas des moindres, c’est la présence de Nekfeu, 7 ans après « Bouchées triples » avec « Moins un », on y retrouve aussi Tayc, Leto, Da Uzi ou encore Zefor et Zikso.

L’année 2020 fut rude pour nous tous, mais toutes ses épreuves ont permis de faire naître de réelles pépite comme « Stamina », une œuvre autant saluée par le public que par la critique. Cet album nous accompagne dans ses épreuves et nous montre que du chaos peu naître la beauté.

2020 : l’anné où Dinos assoie définitivement sa place dans le rap game.

Rachel

A.R
🦋

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